La patronne
La soixantaine, les cheveux couleur paille, un certain embonpoint, elle va et vient presque sans discontinuer. Toujours active, infatiguable elle vacque à ses occupations tout en donnant ses ordres avec autorité, elle fait bien comprendre que c'est elle la patronne. Et la petite femme, menue, fluette, s' empresse, craintive, de satisfaire cette matronne. Le travail est fatiguant, d'autant plus que la bourgeoise est maniaque. Il s'agit de ne pas laisser le moindre grain de poussière sur le sol, le bambin qui va bientôt arriver risque de s' empoisonner, le pauvre chéri ! ! ! La petite femme se demande ce qu' elle fait là? La maison n' est pas vraiment sale. Certes, il y a pas mal de poussière sur les meubles, mais tout de même. . . Et bien ! ! ! elle a tout simplement à faire à une de ces inombrables femmes hyper-actives, qui ont en horreur les tâches ménagères qu' elles jugent insipides, alors, argentée, elle s' offre les services d' une femme de main.
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