Mercredi 20 décembre 2006
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19:41
J' aime cette période de fêtes qui nous change de l' ordinaire.
Tout est plus gai, plus lumineux, comme si les gens se réveillaient un peu de leur somnolence.
Certes, il fait froid à cette période de l' année, mais c' est sans déplaisir, aucun, que l' on coure les boutiques pour nos bien-aimés, cherchant avec opiniatreté ce
qui pourrait bien leur convenir. Et quelle joie, le soir du réveillon,de voir toutes ces physionomies épanouies, heureuses, oui, cela fait vraiment plaisir.
Car Noël, c' est aussi cela, chercher à réjouir l' autre, même si cet autre nous a agacé, irrité. A Noël, on fait une trève dans les conflits, dans les querelles. On vit la paix
de Noël. C' est vraiment réjouissant.
Depuis, l' abbé Pierre s' en est allé dans sa demeure éternelle. Espèrons qu' il y repose en paix, et n' oublions pas sa merveilleuse leçon de solidarité envers les plus
démunis.
Ici, en France, nous nous plaignons trop. Des fois, nous avons ce qu' il nous faut, mais, néanmoins nous ne sommes pas encore contents. Il nous faut plus, toujours plus et encore
plus
Par Gyz
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Vendredi 8 septembre 2006
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18:26
Lettres et carnets du front
Hiver 1916
Nous sommes dans l' Aube.
L' aube des mauvais jours. Il neige. Il fait froid. Triste retour de permission. Les permissions, ça ne devrait pas être. Se retremper dans la vie qui devrait être notre vie; vie que nous devrions
avoir oublier à jamais, vie retrouvée quelques heures et qui nous laisse un horrible cauchemar qu' on appelle le cafard. C' est la gaieté qui disparaît, l' énergie annulée, la vie sans espoir.
Vivre pour souffrir. Les heures passent mornes, sans laisser voir un jour meilleur, ni proche ni même lointain. Il fait froid, nous pataugeons dans la neige fondue. Pas de feu, pas de table pour
écrire, pas de banc. Rien, pas même les tuiles qui nous abritent, ne nous sembe hospitalier. Le tas de blé oû je me couche et oû j' écris caché à la lueur d' une lampe faite ce soir d' une boîte à
sardines trouvée dans la boue du chemin. . .
Marcel Soutif
Par Gyz
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Dimanche 28 mai 2006
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09:26
La porte est ouverte au vent léger.
Lumière ! un bel été arrose
Le sable de l' allée.
Maman, j' entends ton pas dans la maison,
Tu chantonnes en disposant les roses.
Il fait chaud. Les fleurs du jardin
Témoignent de ta présence.
Tu es épanouie, heureuse,
Et l' après - midi m' entoure
Au coeur de cet amour.
Gérald Thomas
Par Gyz
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Jeudi 11 mai 2006
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14:07
Dans un magasin de produits de jardinage oû j' achetais des graines pour mes canaris, le client qui me précédait (un prêtre) avait commandé une dizaine de sacs d'
engrais.
"Vous êtes loin, mon père ?" demanda le commerçant.
" Oh ! de l' autre côté de l' avenue."
"Si vous voulez , pour transporter vos sacs, je peux vous prêter un diable"
" Eh bien, pour une fois, je me laisserai tenter !" répondit le saint homme.
Daniel Brun
Par Gyz
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Vendredi 28 avril 2006
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11:19
Tout au long de notre vie, nous devenons des personnes différentes et successives. . . et une personne ultime s' éfforce d' unifier tous ces
personnages antérieurs. C' est ce qui rend étrange les livres de souvenirs.
François Truffaut
Antoine de Baecque et Serge Toubiana (Gallimard).
Par Gyz
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