Samedi 10 mai 2008
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21:57
Chers Tous
Jeudi, nous sommes allés, Papa et moi aux iles du Frioul. Quelle bonne journée!! Ces iles sont une merveille. Tout en roche calcaire, une luxuriante végétation qui colore le
paysage, la mer bleue de tous les côtés, de très jolies calanques, un calme, un silence, aucun bruit de la ville, c'est extraordinaire! Ce qui m'a frappée dès l'arrivée, c'est ce silence apaisant,
mais aussi le cri des goélands qui sont en grand nombre dans ce lieu qui est leur paradis. Là, personne ne les dérange. Toutefois comme ils étaient en train de nider, certains d'entr'eux étaient
quelque peu agressifs. Comme je marchais sur le chemin, m'arrêtant de temps en temps pour regarder cet admirable paysage, un goéland qui était perché en haut d' un rocher s'est avisé de ma
présence, et est passé au-dessus de ma tête d'assez près. Je me suis éloignée, il est revenu. Je me suis encore éloignée, il est encore revenu et toujours en criant. Il a fallu que j'avance assez
loin dans le chemin pour qu'il cesse son manège. C'était déconcertant!
Il nous a fallu la journée entière pour tout visiter et nous sommes rentrés fourbus mais heureux. Comme il faisait grand beau temps, j'ai déjà bronzé!!!
Par Gyz
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Mercredi 30 avril 2008
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13:19
Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise et gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C' est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre;
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !
II
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles
CLairs fanaux, vivantes opales
Qui me contempleint fixement
Charles Baudelaire
Par Gyz
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Jeudi 24 avril 2008
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14:29
Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Et ! Pourquoi pas?
Robert Desnos
(Chantefables et chantefleurs,1952)
Par Gyz
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Vendredi 21 mars 2008
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16:53
Le printemps maladif a chassé tristement
L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide,
Et dans mon être à qui le sang morne préside
L'impuissance s'étire en un long bâillement;
Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne
Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau
Et, triste, j'erre après un rêve vague et beau
Par les champs où la sève immense se pavanne
Puis je tombe énervé de parfums d' arbres, las,
Et creusant de ma face une fosse à mon rêve,
Mordant la terre chaude où poussent les lilas,
J'attends, en m'abîmant que mon ennui s'élève...
-Cependant l'Azur rit sur la haie et l'éveil
De tant d'oiseaux en fleur gazouillant au soleil .
Stéphane Mallarmé
( Poésies, édition posthume,1899)
..
Par Gyz
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Mardi 11 mars 2008
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18:32
Chocolat flip
Pour quatre personnes
Préparation: 10mns
Cuisson : 5mns
180g de chocolat noir à cuire
15 cl de crème fraîche liquide
50g de sucre en poudre
2 jaunes d'oeufs
1 cuillère à café d' extrait de vanille concentrée
50cl de lait
1 pincée de sel
Cassez le chocolat en tout petits morceaux et placez-les dans une casserole. Ajoutez 10cl de lait, le sel et chauffez sur feu doux en remuant régulièrement pour faire fondre le
chocolat.
Lorsque la préparation est devenue homogène, ajoutez le reste de lait ainsi que la crème fraîche. Poursuivez la cuisson sur feu très doux pendant 2à3 mns tout en fouettant, puis
retirez la casserole du feu.
Dans une terrine, fouettez les jaunes d'oeufs, le sucre en poudre et l'extrait de vanille jusqu'à blanchiment. Lorsque la préparation est suffisament mousseuse, incorporez petit
à petit le chocolat chaud.
Transvasez le tout dans la casserole, portez-la sur feu très doux, puis continuez de fouetter vovement mais sans jamais arriver à ébullition.
Dès que le chocolat est bien mousseux, versez-le dans des tasses puis buvez-le sans tarder, seul ou accompagné de crème chantilly parfumée à la vanille et de petits fours.
Conseil
Pour éviter aux jaunes d'oeufs de coaguler, fouettez le chocolat sur feu très doux sans le faire bouillir, en veillant à bien racler le fond et les bords de la casserole. Pour une petite touche
d'originalité, aromatisez-le avec deux cuilerées à soupe de rhum ambré.
Par Gyz
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